DPchallenge #1

Il attendait debout depuis presque une heure. Il s’était décidé au matin et plus rien ne pourrait le faire changer d’avis. Il attendait debout, le regard fixé, droit devant lui. Nul n’aurait pu dire ce qu’il regardait. Certains badauds posaient sur lui des coups d’oeil mauvais, le prenant pour un dérangé. Les poètes affirmaient qu’il avait quelques visions. Les corps se bousculaient autour de lui mais lui ne les voyait déjà plus. Il fixait droit devant lui, les poings serraient. Il avait dans les yeux cette étincelle qui ne s’éteint jamais, une étincelle, un mélange de peur et de fierté. Il fixait l’ombre et la ténèbre. Il fixait sa peur et sa fierté. Le soleil ne passait plus là où il voulait aller. Les passants se faisaient engloutir par l’ombre. On les voyait disparaître tour à tour. Bien entendu, personne ne s’affolait, c’était la routine, le passage obligé. Les passants faisaient leur marché comme si de rien était. Comme si le monde allait, comme si la paix allait. Parce qu’il fallait bien continuer à vivre, parce qu’il fallait bien se donner les moyens pour survivre. Et on voyait les passants traverser l’allée sans lumière, tout au fond de la promenade de brique rouge. C’était bien ça qu’il fixait. C’était cet endroit qu’il convoitait. Et plus il fixait l’obscurité plus son regard se perdait. Ô ciel qu’il se perdait. Il se vidait. L’étincelle était toujours là, ce mélange, à la fois de peur et de fierté. Mais on ne pouvait plus voir de fierté sur son visage et ses traits n’affichaient plus aucune peur. Il se vidait. Il se vidait. Il se vidait parce qu’il regardait l’obscurité qui vomissait ses fantômes, ses souvenirs et ses secrets.
Il s’était décidé au matin. Sans dire un mot. Sans un mot il avait quitté sa chambre. On a pas toujours besoin des mots. Parfois, les mots sont de trop. Il n’avait pas besoin des mots. Il avait quitté sa chambre. Il avait embrassé sa mère sur la tempe. Elle souriait encore. Elle souriait toujours pour lui. Il avait plongé ses yeux dans les siens et il était parti, sans un mot. Pour ne pas tout gâcher, pour ne pas se rétracter. Les mots auraient étaient de trop. Il avait quitté son logis et il avait marché droit devant lui. Et il était arrivé là. Sur la promenade. Au milieu des briques, des passants qui faisaient leur marché, des cris des bébés, des odeurs de chiens et de pain frais. Il avait marché pieds nus. Tout droit. Ca faisait presque une heure qu’il était là. Comme il avait marché pieds nus, les badauds le dévisageaient. Ils le dévisageaient de cette façon désagréable, de ce regard accusateur et trop curieux qu’ont toujours les badauds. Souvent, on se laisse détruire par ce genre de regard. Peut-être qu’il aurait du se laisser détruire. Mais il ne voyait rien, même pas ses pieds salis. Il aurait peut-être du se laisser détruire. S’il y avait quelque chose à détruire, ça aurait pu être mieux.
Il était juste là, debout depuis une heure. Il était juste là, à quelques pas de moi. Moi aussi j’étais là. Je l’observais depuis une heure. Je l’observais, lui qui observait l’obscurité. J’observais son étincelle et ses poings serrés. J’aurais pu tendre les bras et je l’aurais touché. Je l’aurais touché et je l’aurais serrer dans mes bras. Et je lui aurait dit que tout allait bien. Je lui aurait dit que je ne savais rien mais que je comprenais, parce que je connaissais. Je lui aurait dit que je connaissais son étincelle, celle qui ne s’éteint jamais, son étincelle de peur et de fierté que seul une douleur, aiguë et immortelle, pouvait donner. J’aurais du tendre les bras et je l’aurais laisser pleurer tout contre moi. J’aurais sans doute pleurer avec lui dans mes bras. Si j’avais eu des bras je l’aurais serré fort. On a pas toujours ce que l’on veut. J’aurais voulu des bras. Lui aurait du avoir des chaussures ou alors quelque chose à détruire. Comme la vie aurait était plus douce pour nous deux. Moi avec des bras, lui avec des chaussures. Et j’ai souri en pensant à tout ça. Je l’observais et j’ai souris comme sa mère avait sourit. C’est à ce moment là qu’il a bougé. Mon coeur a failli s’arrêter, pétrifié de surprise. C’est qu’il était debout depuis longtemps et il n’avait pas bougé. Et je l’observais observer, alors jamais je n’aurais pu deviner qu’il allait bouger. Sans quoi je l’aurais bien serrer fort dans mes bras. Il a mis la main contre son coeur. J’ai senti le mien se réchauffer un peu, parce que je me suis dis qu’il sentait son coeur. Le mien devenait tout chaud parce que je me suis dis qu’il avait peut-être quelque chose à détruire finalement, quelque chose à protéger. Je me suis dit qu’il cherchait peut-être ses chaussures. Il a mis la main contre son coeur, comme s’il voulait le protéger, comme s’il avait mal de l’intérieur. Il a mis sa main contre son coeur et il a arraché son coeur pour le jeter contre les briques rouges juste à côté de moi. Tout est allé vite. Trop vite. Si vite que je n’ai pas pu tendre les bras de mon coeur pour attraper le sien. Il a sorti une arme. On reconnait vite ce genre de chose, même si on ne les connait pas. Il a sorti une arme au milieu de la promenade, là où les passants faisaient leur marché. Et il a tiré. Il a tiré comme il pouvait. Tout est allé si vite. Les badauds criaient comme des bébés. Et je l’ai regardé. Il pleurait. L’étincelle s’était fait manger par l’obscurité. Il pleurait. Tout est allé trop vite. Les soldats sont arrivés. Le cuir de leur botte grinçait. Ils ont tirés. Il ont tiré sur lui et il est tombé. Mort. J’ai regardé son coeur qu’il avait jeté avant de tiré. J’ai regardé l’étoile jaune qu’il avait arraché.

Loanx十

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[Book] Nos étoiles contraires

Nos vies sont comme les toiles d’une araignée faites des longs fils des rencontres, des êtres que nous aimons, ceux qui nous exaspèrent et même ceux pour qui nous sommes indifférents. Nos vies sont une toile où s’entremêlent les visages de ceux qui nous font sourire ou grimacer, des rires des vieilles dames, des pleures de nos compagnons et des cris de nos ennemis. Nos vies sont une toile mais nul ne peut décider du motif qu’elles vont prendre. Même le plus calculateur ou le plus prévenant d’entre nous ne peut savoir de quelle couleur seront nos lendemains. Et nos vies passent et le fil se tisse. Et le fil se tisse de nos rencontres. Et nos vies se tissent de rencontres et de séparations. La rencontre est le début de la séparation. Les toiles se superposent puis s’éloignent. C’est ce qu’on appelle la vie. Et la vie ne s’arrête jamais. Il y a toujours une araignée quelque part.

Rares ou prétentieux sont ceux qui, à l’avance, peuvent deviner si une rencontre sera glorifiante ou abaissante. Rares ou prétentieux sont ceux qui, à l’avance, peuvent goûter à la réalité d’une rencontre sans rien attendre en retour. De même, il semble impossible de réaliser l’impact qu’une rencontre pourra avoir sur sa vie. Va-t-il me rendre plus fort ? Va-t-elle me blesser ? La vie est une toile de mystère et c’est ce mystère qui lui donne ce parfum d’inconnu qui fait palpiter le cœur et agiter les papillons dans ses entrailles. Quand bien même pourrait-on, de manière si catégorique, séparer les rencontres qui nous abaissent de celles qui nous élèvent, le bénéfice serait-il assuré? Les toiles des araignées volètent au grès des vents et des doigts des enfants. Mais l’araignée ne l’abandonne jamais. Elle use de ses longs doigts pour réparer ce qui a l’air cassé. De cette même manière, de nos pires expériences, il ne tient qu’à nous d’en trouver la force de recommencer. Il y a toujours une leçon à tirer, même si les chemins finissent par se séparer. Quoi qu’il arrive, l’araignée avance, et la toile grandit. “Dans ce monde, ce n’est pas nous choisissons si on nous fait du mal ou non, en revanche on peut choisir qui nous fait du mal. J’aime mes choix.”

Personne ne nous prévient. Personne ne nous avertit. Personne ne sait à quoi ressemble une rencontre et encore moins une séparation, jusqu’à l’instant où elle pointe le bout de son nez. Les yeux se croisent et s’évitent, se bousculent et se mordent. Les corps s’évitent et c’est la collision. Irréversible ou inaperçue. Un choix se pose : connaître l’inconnu et passer son chemin. Le temps passe et il faut vivre avec ce petit choix de rien du tout qui aurait très bien pu changer toute votre vie, ou ce qu’il en reste. La vie c’est aussi la rencontre avec la mort et sa séparation qui nous conduit vers elle-même. Rien ne sert de fuir. La réalité ne changera pas. Mais il sert de vivre, aussi intensément que son cœur le supporte. “Je suis amoureux de toi et je ne suis pas du genre à me refuser le plaisir de dire des choses vraies. Je suis amoureux de toi et je sais que l’amour n’est qu’un cri dans le vide, que l’oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu’un jour viendra où tout ce qu’on a fait retournera à la poussière, je sais aussi que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais et je suis amoureux de toi.”

C’est pour toutes ces raisons qu’il faut prendre son courage à deux mains, mettre ses idées de côté et dévorer l’essence même de ce roman. Il y a toujours quelque chose à apprendre de n’importe quelle rencontre et de toute séparation. Encore plus quand il s’agit d’un livre. Encore plus quand il s’agit de mots. “Je crois qu’on peut choisir dans la vie comment on a envie de raconter une histoire triste.” Et une histoire triste ne veut pas dire une moins belle histoire. Une histoire triste ne veut pas dire une histoire qui en vaut moins la peine. Rencontrer Nos Etoiles Contraires et s’en séparer c’est une aventure sans mot pour la décrire. C’est une aventure qu’il faut voir et dévorer. “De toute façon, les véritables héros ne sont pas les gens qui font les choses; les véritables héros sont les gens qui remarquent les choses, qui y prêtent attention. Le type qui a inventé le vaccin contre la variole n’a rien inventé du tout, il a juste remarqué que les gens qui avaient la variole bovine n’attrapaient pas la variole.”

[Game] The Princeless Bride

Grande première pour moi, en plus d’écrire un énième article que personne ne va lire, je vais surtout écrire un énième article sur un jeux vidéo que personne ne va lire. Parce que oui, je ne suis qu’une geekette de seconde catégorie et je n’avais jusqu’à présent jamais osé parler un peu de ma grande passion pour les jeux vidéos. Il faut savoir ceci : la vie m’a bien montré qu’aimer et être douée c’était deux choses bien différentes ! J’adore les jeux vidéos mais je suis une grosse bite!! C’est comme ça, en presque quinze ans de geekerie je me suis fait une raison! Que diable, ici c’est mon territoire et je fais ce que je vais ! My sky, my rules!

Je vous propose (en fait vous n’avez pas le choix, sans quoi vous pouvez toujours aller vous isoler en Macédoine) de faire un petit saut dans le temps. 1994, j’avais deux ans (hooo tu viens de calculer mon âge t’es un génie toa!!)… En 1994, le président du Burundi s’appelle Cyprien mais il ne fait pas de vidéo, le Rwanda se déchire, le Popocatépetl rentre en éruption au Mexique, une grande famine décime la Corée du Nord… mais c’est surtout et avant tout la naissance de notre maître musical à tous : Justin Bieber ! Revenons à nos pixels, l’éditeur-développeur Sierre et la série des Kings Quest présentent au monde leur dernier né : Kings Quest VII : the Princeless Bride, (littéralement La mariée sans prince). Un sublime point’n click d’aventure sur PC ! Youuuhouuu exaltons d’envie!

Et l’histoire ? Et bien c’est l’histoire d’une nana répondant au doux prénom de Rosella de Daventry (oui j’adore ce jeu mais prenez donc un vomitbag on sait jamais) un peu cruche qui rêve d’aventure, d’amour et de mariage et qui tombe dans une flaque (c’est sans doute de là que vient ma phobie des flaques). Après une loooongue chutte elle découvre un monde parallèle, enchanteur et dangereux! Du coup sa maman, la reine Valanice de Daventry, qui s’est préalablement enfoncé un balais dans le cul, décide de partir à sa recherche … Donc voilà, on a droit au classique mamanjmecassetufaischié et bigremachérinetteouestu. Maiiiis suspeeeennse ! Comme c’est quand même de l’aventure, elles vont devoir accomplir différentes quêtes pour être enfin réunies et sauver le royaume d’Eldritch (quand je pense que Sierra a payé un mec pour trouver ces noms merdiques ça me sidère!). Oui oui, vous avez pas envie de jouer ! Avouez le !! Et c’est là tout le problème. Non, ce jeu n’est pas une merveille de l’originalité. En plus, je vous ai pas encore parlé de la méchante sorcière, du chien qui parle et des trolls …
Si la branche comme un serpent est pointé vers le haut faut faire attention faut pas être idiot car le Croquemitaine risque d’être mais si la branche pointe vers le bas c’est qu’le Croquemitaine bin il est pas là !
Donc voilà, c’est une histoire de femmes mais de femmes chiantes… qui se cherchent, dans tous les sens du terme. Bien entendu, et non je ne considère pas cela comme du spoil, elles vont devoir se trouver (dans tous les sens du terme encore une fois) si elles veulent sauver le monde d’Eldritch et leur monde qui sont menacés par la terrifiante sorcière maléfique qui n’a absolument rien à voir avec Maléfique de Sleeping Beauty puisque celle-ci s’appelle Malicia (bin oui c’est x-men en fait).
Il y a différents mondes à travers et mon préféré est sans aucun doute celui de Ougabouga, le monde de la nuit et des mort-vivants. En fait je pense que si je l’aime tellement c’est aussi parce qu’enfant, je devais remplir des bouteilles de pipi quand je regardais mon grand frère y jouer. C’était absolument horrible … Quand j’avais cinq ans heing! D’ailleurs la petite citation ci contre est extrait de ce monde là. J’ai chanté cette chanson pendant des années … sans savoir d’où elle venait. Jusqu’à cette année où j’ai téléchargé cette merveille et que j’ai fini en une heure et demi ! Cadaaaavérique : vous pouvez entendre la musique ici vers les 10 minutes!
  • Le point’n click, wats zat?

Qu’est ce que le point’n click ? Bonne question. Ca vient de l’anglais “point and click” qui se traduit littéralement par “pointer et cliquer” puisqu’en effet ce type de jeux ne se jouent qu’avec la souris. Il s’agit d’interagir avec les éléments du décor d’une image plus ou moins fixe. En pointant et cliquant, le joueur déclenche une série d’action ou piiiire, une cinématique dans certains cas (oui ça parait fou!)!! La difficulté va en crescendo et il arrive un moment où la motivation est rudement mis à l’épreuve. Ami, si tu es un flemmard sache que tu trouveras la solution complète du jeu sur YouTube mais tu seras bannis du royaume d’Eldritch à tout jamais.

 

  • Attis & Ceres

Mais au milieu de ce joyeux foutoir il y a L’Histoire, LA HISTOIRE si je pouvais dire comme ça, celle où on sent son coeur battre plus vite, celle qu’on ne veut pas terminer pour être sûr d’en entendre parler ! Pour moi, cette histoire est celle du Seigneur Attis et de Dame Ceres, sans doute parce qu’elle réveille la mordue de mythologie et de Moyen-Age qui sommeille en moi. Attis est un noble seigneur et époux de la belle Ceres, déesse de la nature. Mais tous les deux s’oppose à la mauvaise Malécia qui les métamorphose à l’aide de ses sombres pouvoirs. La belle Ceres se change en chaîne gigantesque dans lequel Malécia enfonce une épine de métal d’où coule de la sève et du sang pour la faire souffrir éternellement alors qu’Attis prends la forme d’un cerf, condamné à rester auprès de sa bien aimée. Bien entendu, il va y avoir plusieurs quêtes pour les aider mais je n’en dis pas plus. J’aime vraiment beaucoup cette histoire…En même temps quel amateur de culture celtique ne serait pas satisfait d’un chaine et d’un cerf ??

Hopeless by Ellagne

[Cinema] Enfance Adieu!

Il faut vraiment que je m’active, parce que voyez vous mon esprit est en r’tard en r’tard toujours en r’tard comme cette salope de lapin blanc (bénis sois tu si tu comprends la véritable référence) ! Les mots défilent à une vitesse, les idées s’entremêlent, les pensées s’évadent et j’entends tellement de choses que je ne sais pas si j’arriverais à tout vous raconter ! Voyez je n’arrive déjà plus à rester concentré!

Une fois n’est pas coutume, hier je suis encore allé me casser le dos sur mes fauteuils préférés. Non mais c’est vrai j’adore ces fauteuils rouges et moelleux recouverts des miasmes des dizaines de parisiens qui viennent y reposer leur capital fessier, mais honnêtement il me déchiquète le dos … C’est un supplice à chaque fois. Breef si vous êtes un peu lent du cervelet ou dépourvu de toute imagination, je suis allé au cinéma. 風立ちぬ (Kaze Taichinu), Le vent se lève.

Pour se mettre correctement dans l’ambiance, je vous propose d’écouter ceci. En fait cela me semble tout à fait indispensable. Le vent se lève, de sa superbe traduction française, est le dernier bébé des studios Ghibli né de la énième collaboration entre Miyazaki Hayao et Hisaishi Joe. C’est surtout et avant tout le dernier film de Miyazaki, que je ne prendrais pas la peine de présenter. C’est toujours difficile d’avoir à faire à un “dernier” quelque chose n’est-il pas ? J’avais neuf ans quand j’ai vu mon premier Miyazaki : 千と千尋の神隠し, Sen to Chihiro no Kamikakushi (je refuse de traduire ce titre en français qui est simplement un véritable meurtre de la subtilité de la langue japonaise). Comme une révélation divine, Miyazaki m’a montré son grand pouvoir de sorcier des Landes. Rien n’est impossible à celui qui croit (Oui c’est dans la Bible, mais pas que). Reformulons cela voulez-vous “Tout est possible si tu en as envie” … Pour Miyazaki, tout est possible et Kaze Taichinu nous le prouve une fois encore. Pour faire court, c’est l’histoire d’un enfant qui voulait vivre de son rêve, c’est l’histoire d’un homme qui a vécu son rêve. Mais vivre et rêver sont deux entités à part entière et la réalité vient déformer les songes d’antan. Mais que diable, dans l’esprit japonais, la vie continue toujours! Kaze Taichinu c’est l’histoire de l’ingénieur en aéronautique qui a le plus marqué le Japon.

Parce que oui, la force de ce film c’est qu’il est encré dans l’histoire. Bien que romancer, il n’en reste pas moins une autobiographie de Horikoshi Jirō. Je n’ai pas envie de dire que c’est une histoire triste ou pas. C’est l’histoire d’une vie. Et dans une vie on peut être triste ou heureux, on peut avoir peur ou être fier. On ne peut pas réduire une vie si simplement. Au fond, c’est peut-être ça le message de Miyazaki. Comme je l’ai précédemment énoncé, il s’agit de sa dernière réalisation. Miyazaki-san a prit sa retraite et on ne peut pas résumer sa carrière en disant “Ses films sont tristes, ses films sont beaux…” etc Il y a eu des chefs d’oeuvres et des flops, des incontournables et des mouépourquoipasunlundisoirdefindumonde… Et de toute façon qui suis-je (et qui êtes vous) pour décider si oui ou non un film est réussis !?

Bon, j’ai grave envie de vous spoiler de partout, de vous cracher la fin à la gueule ! Mais voilà, la seule chose dont j’ai vraiment vraiment vraiment envie de parler, c’est de la qualité de l’animation. Je pense que je regardais des animes avant de savoir lire (d’ailleurs merci Captain Tsubasa de m’avoir apprit à lire, spécial cass’dédi bro) donc de l’animation j’en ai vu en veux-tu en voilà, j’en ai vomis des paillettes, je suis devenu complètement obnubilé par ça ! Et ce film est une pépite de l’animation ! On retrouve la patte miyazakienne, des clins d’oeil de partout, c’est magique, un saut dans mon enfance! Je n’ai pas les mots pour décrire ce que j’ai vu correctement. Je pouvais toucher l’herbe grasse qui ondulait au grès du vent, je voyais mon propre reflet dans les yeux des personnages, mon coeur se secouait au rythme du 関東大地震 (ouaaaiiiis j’aime bien vous mettre des kanjis de merde de partout!) … j’embrassais les mêmes lèvres sous le parasol. Allez voir ce film !

Bon, vous voulez savoir un secret … moi, la retraite de Miyazaki-san j’y crois autant que Johnny Hallyday annonçant son dernier concert au Stade de France … Il y a des gens comme ça, que seul le retour au royaume des esprits pourra réellement arrêter. Je vous laisse donc le choix de continuer à me lire ou pas. Mais là il en va de votre avenir …. C’est bon, vous êtes sûr ? Bon, puisqu’on est entre nous, voilà. Le retraite de Miyazaki-san, pour moi c’est du pipeau ! Et pour cause, ya eu deux trois phrases ci et là … « Hayao Miyazaki dessine actuellement un manga sur l’histoire des samouraïs. Mais je ne peux pas en dire plus sinon il ne va pas être content » dixit Suzuki Toshio (qui n’est autre que le fondateur de Ghibli) ou encore un petit « Il est toujours là, au studio. Je sais qu’il a dit qu’il était sérieux en annonçant sa retraite, mais je le connais depuis longtemps, alors ne soyez pas surpris s’il change d’avis » selon Isao Takahata (bon alors si lui tu le connais pas, réalisateur de 火垂るの墓, Le tombeau des lucioles et de 平成狸合戦ぽんぽこ, Pompoko, tu peux aller te pendre trois fois avec les testicules d’un tanuki, et oui, c’est possible!!!)… Franchement, je commence à me demander, depuis quand l’âge empêche t-il l’imagination d’exploser ?? Your sky, your limit ! GOOO MIYA-SAN !

Le Vent se lève (Kaze Tachinu) de Hayao Miyazaki

Troopers’ Twerk

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Mes enfants mes enfants, quand j’étais toute jeunette et pas si innocente que ça, j’avais des cours pour apprendre à me servir d’Internet. Ça paraît fou de dire ça aujourd’hui. Il y avait bien un ordinateur à la maison mais “l’instrument diabolique” était prohibé. Je suis donc tombée dans le vice sur les bancs de l’école. C’est beau non !? Je me souviens qu’on voyais le temps passé sur la toile défiler pour nous préparer au sel de la facture. C’était délicieusement stressant. Avec le temps, j’imagine qu’on peut considérer que l’élève a dépassé le maître (si temps est que la vieille documentaliste qui me servit de mentor dans mes jeunes années est toujours en vie). Tout cela pour dire que je tiens à vous montrez ce que mes yeux voient !
L’Internet est riche d’une multitude de signes qui rappellent à quel point la vie est belle ! Dans la catégorie “geekerie qui réchauffe le coeur”, voici la nouvelle pupille de la toile.

Non non vous ne rêvez pas ! Ce sont bien des Stormtroopers qui bougent leurs boules en rythme et nous aimons ça mon Précieux! Aaah mais qu’est-ce qu’elle m’enjaille cette vidéo ! C’est un vrai baume sur mes plaies béantes! La musique est une petite merveille de Scott & Brendo à écouter et réécouter sans modération, en tout cas en ce qui me concerne c’est tout à faire mon style du moment! C’était mon coup de coeur de la semaine et j’en ai même profiter pour télécharger leur album And Away we Go disponible sur iTunes obviously.

Video
Pour mieux comprendre cette vidéo je me suis posé quelques questions sans doute indispensable pour apprécier cette grandeur visuelle à sa juste valeur! Tout d’abord, question #1, qu’est ce que le twerk? Après tout c’est vrai, comment comprendre le Stormtrooper’s Twerk si on ignore tout du Twerk. La première fois que j’en ai entendu parlé je me suis imaginé que c’était un hashtag pour signifier qu’on était en train de vomir et qu’on avait rien de mieux à faire que de le Tweeter! Et bien je n’étais absolument pas sur la bonne strate des Mondes Engloutis ! Le Twerking c’est une danse qui consiste à remuer son gros cul d’avant en arrière! C’est beau non ? Ca donne envie ! En fait pas mal de monde trouve cela … (oserais-je dire moi qui suis si pure?!) … bon voilà, pas mal de monde trouve ça super sexuel … Maiiis siii souvenez vous!! L’été dernier, au MTV Video Music Awards, une jeune fille en fleur dont je tairais le nom twerker dans l’histoire contre les rayures du costume d’un des plus gros macho de l’histoire du showbiz (parce que je refuse de considérer son torchon comme de la musique) J’admets volontiers le caractère … suggestif (crade) du mouvement mais je ne peux m’empêcher d’être admirative parce que quand même quand tu commences il faut pouvoir le tenir en rythme et au bout d’un moment c’est un coup à se prendre de mauvaise courbature!

Question #2 qu’est ce qu’un stormtrooper? Autant être honnête tout de suite, si tu te poses réellement cette question, sache que je vais lancer sur toi un regard emplis de mépris durant six secondes sans t’adresser la parole. .. .. .. .. .. ..Bon, soyons miséricordieux. Un stormtrooper est un soldat nunuche du maléfique Empire Galactique. Nous sommes bien entendu dans la saga Star Wars si tu es vraiment l’incarnation de l’ignorance. twerk3
Et enfin la dernière question, la plus indispensable … Et maintenant…on ménage le suspense…pour rien! Question #3, Est-ce que mon doigt dans ton cul ça t’intéresse parce que si tu connais ni le twerk ni star wars, je ne suis vraiment pas sûre qu’on soit fait pour s’entendre!!!!

La vidéo Behind the Scene est super intéressante! L’équipe à l’air géniale !

PS : mes ovaires explosent au moment où ils “chargent” leurs armes dans la chorégraphie ! J’en ai des frissons rien qu’en vous en parlant >///<

Who cares? XP

Pour toutes ces fois où vous pouvez aller vous faire voire /part1

Autant le dire tout de suite que l’on soit fixé, je suis catholique et très fière de l’être. Mais voilà, en tant que catholique, il y a tout un tas de préceptes auxquels je suis sensé adhérer ou qu’on attend de moi que j’adhère. C’est assez compliqué. Enfin non, je mens, c’est vraiment compliqué. C’est compliqué parce que peu importe de quel côté on regarde, celui des athées ou des croyants, tous attendent de moi un comportement x, tous ont pour moi des idées toutes faites prémâchées et prédigérées auxquelles je me dois de prêter allégeance, voire de risquer ma vie pour elles… Malheureusement pour vous, je suis une grosse emmerdeuse et je déteste tout spécialement faire ce qu’on attend de moi (mais cela est une autre histoire). J’ai donc décidé de faire un rapide listening de ces saints commandements pour lesquels je devrais gentiment baisser la tête et secouer la queue.

  • Contre l’avortement tu seras

Pour nous autres chrétiens, il est sensé n’y avoir rien de plus précieux que la Vie, une vie qui nous a été offerte par Dieu qui nous a tant aimé qu’il est allé jusqu’à donné son fils unique en sacrifice (non non je vous assure que je ne lis pas trop d’heroic-fantasy, c’est vraiment comme ça xD). Mais voilà, en ce moment on en entends parler de partout, surtout en Espagne où c’est vraiment vraiment la merde… Mais voilà, avec ma jolie étiquette rose (parce que oui clitoris oblige) de catholique bien sage, je suis évidemment contre l’avortement qui est une atteinte des plus condamnables à la vie (attention, si tu es un peu diminué, ceci est de l’ironie!). En tant que catholique je loue ces utérus remplis de bébés non désirés, c’est évident! En tant que catholiques je magnifie ces mères qui vont devoir assumer, ou pas d’ailleurs, la vie d’une autre personne alors qu’elles ne savent déjà pas s’occuper d’elles-même!! Aaah laissez moi danser la vie, chanter la vie, n’être qu’amour …. Noooon mais stooop t’es sous acide ou quoi ?? J’en peux plus de ce genre de discours … Je n’en peux plus d’entendre que pratiquer l’IVG revient à se prendre pour Dieu. Déjà laisse Dieu où il est parce qu’on se sert de ce genre d’argument bidon que quand on en a envie heing! Tu t’es jamais dit qu’on pouvait voir ça d’une toute autre façon. Change un peu le regard que tu portes ! Tu t’es jamais dit que laisser vivre c’était aussi se prendre pour Dieu? Décider qui doit vivre ou vivre, c’est pas mal ça. Décider que oui, tu n’es pas prête du tout à être mère, mais on s’en fou tu pousses et tu souffles par la bouche, c’est ça la clé! Quand je vois un peu le monde, même en rangeant mon côté très pessimiste au fond du tiroir, je ne peux pas m’empêcher d’y voir un GROS tas de merde.

– “Ouiiii mais tu sais, si Marie avait avortée, Jesus bin il serait jamais né!!”

– Houuuu t’as fait math sup toi non ?? parce que là tu m’en bouches plus qu’un coin!”

C’est tellement fatiguant de voir que ça coule de source dans la tête de certaines personnes. Ouiii mais la petite bien sûr qu’elle est contre l’IVG, elle va bien à la messe! …. Euuuuh et ta mère elle va à la messe?? Puisqu’on s’acharne depuis plusieurs décennies à inlassablement revendiquer l’individualité, pourquoi tout d’un coup on devrait passer dans du collectif, pour un des sujets les plus personnels qui puissent arriver dans une vie? Chaque situation, chaque femme et chaque fétus/enfant/chose/pois devraient être pris en compte. Si demain je devais apprendre que j’ai un truc dans l’bide … Non il vaut mieux pas que je dise ça, mais je sais qu’avoir un enfant dans ma situation actuelle serait l’avant dernière chose dont j’ai envie. Cependant, parce que je suis aussi et surtout une emmerdeuse, je crois qu’on vit tout de même dans une société de surconsommation positive où est véhiculé une idée comme quoi tout est réparable, où on peut faire ce qu’on veut sans trop craindre les conséquences parce qu’il y aura toujours moyen de changer la donne. “Mais tu comprends, j’aime pas baiser avec la capote” …. “Maiiiis tu comprends, j’aime pas changé les couches de mon dernier, en plus je connais pas le nom du père….” Le problème avec cette idée d’assumer les conséquences, c’est qu’on implique une personne en plus dans le calcul et on retombe sur le fait que décider de qui doit vivre ou vivre, ça pue. Je refuse d’être contre l’IVG. Il y a longtemps que j’ai arrêté de compter le nombre de mes amies qui l’ont pratiqué et aujourd’hui je ne peux pas leur souhaiter d’avoir garder les pois! Ca ne fait absolument pas d’elles des personnes moins bien qu’une autre, moins fréquentables, ou, puisqu’on est dans le registre du religieux, ça ne fait pas non plus d’elles de meilleures candidates aux dévorantes flammes de l’Enfeeeer *voix grave de Dracula* Je m’emballe je m’emballe …

  • Les homos tu n’aimeras pas

“Aimez-vous les uns les autres” … moué, les uns j’veux bien mais les autres je préfère pas! J’hésite encore, je ne sais pas trop comment je vais écrire ce que j’ai a dire parce que c’est un sujet qui me met un peu, comment dire ça … hors de moi. “Aimez-vous les uns les autres” On se sert beaucoup de cette phrase pour en faire n’importe quoi. Mais ouvrons nos Bibles si vous le voulez bien, page 1534 en ce qui me concerne. Pour replacer le contexte, nous somme au chapitre 13 de l’Evangile selon Saint Jean. Jésus partage son dernier repas avec les douze et leur annonce que l’un d’entre eux va le trahir et le livrer. Les douze se demandent qui pourraient bien faire ça, c’est alors que Jésus désigna Judas Iscariote et que le démon posséda Judas. Il s’enfuit alors prévenir les romains. Jésus qui était quand même pas super tranquille avec la situation leur dit qu’il n’y a avait plus pour longtemps et c’est pour cela qu’il dit aux autres : “Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres.” (Source : TOB, 2004). Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je crois que quand les gens savent qu’ils vont mourir et qu’ils sont entourés des leurs, il est normal de dire ses dernières volontés, ce qu’on a jamais osé dire ou ce qu’on voudrait pour ceux qu’on aime. C’est en cela que c’est un commandement, une recommandation d’amour; Et en aimant réellement, en vivant un véritable amour, à l’image de l’amour de Dieu pour nous, il sera manifeste que les chrétiens sont disciples de Christ. Mais dans ce cas là, comment la question du mariage pour les couples homos peut-elle apporter tant de discordes ? Je comprends bien qu’il y a un tas de paramètres dont je n’ai as encore parlé … Rappelez vous que j’écris au fil de mes pensées et n’étant pas d’un naturel très organisé je ne sais pas vraiment où je veux en venir… Je vais la jouer très cliché mais qui n’en reste pas moins basé sur mon expérience… Des fois j’ai l’impression que parce que je suis chrétienne, je ne devrais même pas fréquenter des personnes … vous savez, de “l’autre bord” *chuchote* J’ai du mal à comprendre que l’on puisse réduire un individu à son orientation sexuelle … C’est du même niveau que réduire quelqu’un a son style vestimentaire, son accent ch’ti dégueulasse ou à sa carte du parti Front National (bon … là ça va un peu loin je vous l’accorde) Soyons honnête, les cathos n’aiment pas les pd et les pd le leurs rendent bien haha quel beau monde d’amour rose à a guimauve ! J’adooooore ! Pendant ce temps je danse avec des cornes de bouc autour d’un feu… Je vous entends d’ici mes petits amis chrétiens (parce que oui, les protestants et les orthodoxes aussi) “Oh mais c’est pas qu’on les aime pas, on cautionne pas c’est pas pareil !! *quelques secondes plus tard* Aaaah mais bigre beurk (et oui le chrétien ne dit pas de mots pouvant lui salir la bouche) mais c’est complètement immorale, répugnant, infame et mauvais! Observe au loin avec insistance ces deux hommes se tenant par la main! Ca me donne envie d’extraire de mon estomac le  gros royalcheese que mère m’a acheté à midi” (je vous l’ai dit j’adore véhiculer des clichés!) … Hé bin, heureusement que tu les aimes et juste tu ne cautionnes pas, je n’ose pas imaginer ce que tu aurais pu faire sans ça …

Des fois j’aimerais tellement réécrire deux trois trucs … “Je vous donne un commandement nouveau : laissez-vous tranquille les uns les autres. Comme je vous ai laissés tranquille, laissez-vous tranquille les uns les autres. A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à la liberté que vous aurez les uns pour les autres.” C’est pas mal comme ça non ?? On ne parle même pas de mariage, d’adoption ou de comment on fait des bébés (tous le monde sait qu’ils sont fait dans des usines délocalisées en Chine!), on ne parle pas de Sodome ou je ne sais quoi. C’est tellement difficile d’être heureux. J’entends, véritablement heureux, pas simplement d’assouvir deux trois plaisirs par ci par là. On ne choisit pas son orientation sexuelle comme ça (Et non c’est pas encore dans le package des options des usines chinoises mais ça devrait arriver d’ici fin 2016!) Comme m’a dit une fois ce très cher A. le jour où on se retrouvera face à Dieu (si temps est), je ne pense pas qu’il regardera en premier qui on a baisé (enfin si peut-être que dans certains cas il commencera même par là) Mais sérieux, imaginez Dieu sur la liste de votre vie tout va bien mais biiim manque de pot pour vous c’est enfer direct, fallait kiffer les bites biatch ! (Oui je suis vulgaire et j’t’emmeeeerde)

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Je m’arrête là pour ce soir mais des coups d’gueule comme ça, y’en aura d’autres

[Cinema] 4 good reasons to watch 12 Years a Slave

At last, there comes the end of the week, then you will finally be able to just grovel on your bed like a lovely pig and watch a movie. I’m going to give you four good reasons to watch or re-watch 12 Years a Slave. It’s coming the 22th January in France but I think it’s already on screen in the US. 12 Years a Slave is the true story of Solomon Northup, in 1841, afree black man from New York, who is abducted and sold into slavery. It’s not that novel will you say … Sure it’s not. We are used to see this kind of subject in many movies but IMHO it’s so much more than that. Last week, the film won Golden Globes for Best Motion Picture in Beverly Hills, Calif. Then here my five reasons to watch 12 Years a Slave. I will try to not write any spoils in this post.

12 Years A Slave : Affiche

1- The Casting

The director Steve McQueen were really inspired for the casting of his film. He selected greats actors and actresses and in my opinion, which is not lower, it’s the first reason to come and see 12 Years a Slave because they are so good that you can live the story through them. The main character is embodied by Chiwetel Ejiofor who played long years ago in Love Actually (Keira Knightley’s husband). I didn’t recognize him first and then I remembered ! I was really surprise because his role in Love Actually is, actually, so small that it’s a little bit difficult to see his talent and I’ve never seen any of his films so it was a real surprise. He understands his character so well that it’s a pleasure to see him playing. Obviously, the great Benedict Cumberbatch is my big crush. At the very first second I saw him I felt my ovaries implode eheheh ! He uses his English charm pretty well : he brings nobility to his character. The last one of the three big names is *drumrolls* Michael Fassbender, always cold and crazy … and ginger ! If you decide to watch the movie, you will have a little surprise in the end but I can’t say no more, just watch dear.

2- The Music

The second reason to watch 12 Years a Slave is obviously the music. I didn’t know who was chosen as composer. Then in 2’30” my heart just stopped and my body was shaken by a musical thrill !! I recognized immediately the genius ! If you really want to understand, you should listen to that compilation on Youtube. It’s like one big melody but actually there is three which are very very similar ! Enjoy…. If you want to keep the secret and guess by yourself, please just not read the following sentences. You have recognize the genius composer that we no longer have to present, Hans Zimmer (The Batman trilogy, Inception, the Lion King…). The soundtrack is available on Spotify, Deezer, YouTube…

By the context, there are aussi some Spiritual song , well performed which gives further credibility to the film if you remember your lesson of music’s history. Then it’s not really about music but sound. There are so much details in every sounds, in the breathing, with the violin, and long moment with no dialogue to enjoy the music.

3- The US’history

The movie is an excelent witness of American History. First because it’s inspired by the real story of Solomon Northup. He was a free man, farmer and violonist. He was kidnapped by slave-traders in 1841 ans there begun his long journey. He wrote his experiences in a book called Twelve Years A Slave (1853). I didn’t read the book but I guess the movie is pretty similar. It’s so much more stronger when those kind of story is real, because you can realise that it’s not a useless and meaningless fight.

About Slavery in the United States : Theoretically, the end of slavery was in 1865 by the end of the war and the Emancipation Proclamation. So the story takes place in 20 years before. International slave trade is prohibited but internal slave-trading continued because the owners, in the southern states, need new slaves to substitute their older ones. It’s precisely why so much free african american were kidnapped. Nowadays that seems so barbarian but do not forget that slavery still persists in the world.

4- The woman fighting

Finally I want to talk a little bit about the place of the women in this tough world, because life was a long fight for her too. I guess the women position isn’t your first idea when you think about slavery. However, the movie is really sensitive to that ! Women had to find their own places in a society governed mostly by men. The slave had to work as hard as men, sometimes better. Face the wrath and punishment of the masters, the risk of rape … On the other side, life wasn’t simple too. The mistress had to find their way to be respected by the slaves and their husbands…

Well, the best way for you to understand all those points and have your own opinion you just have to run to the cinema ! Hope I made you want to watch the movie and sorry for my poor english skills ! See ya~