Résurrectionnons ~Two years later

Pour changer de vie il suffit d’un choix. Parfois faut fuir les grandes villes où personne ne vit la joie.

Mai 2016, deux ans ont passé depuis les premiers mots que je couchais si fièrement sur les pages binaires de mon Saint Esprit Dérangé. Deux ans apportés leurs lots de bonheur et la lente agonie vers la non-vie. J’aspirais à célébrer la vie. Je n’en garde même pas les souvenirs. Pourtant aujourd’hui, je choisis, non pas de recommencer à zero comme je l’ai toujours fait, mais de continuer à écrire. Pour moi. Pour mes non-lecteurs. Ils sont si nombreux je leur dois bien ça. Je ne serais rien sans vous. Merci. Je choisis parce que je suis une perpétuelle célébration à la non-vie. Mais il est temps d’arrêter de faire la casu et de ragequit à la moindre occasion. “Hé oui, le passé c’est douloureux. Mais à mon sens, tu peux soit le fuir, soit tout en apprendre.” Il était sage le bougre ! Je ne reviendrais pas en arrière donc autant partir en quête niveau 35 de la vie. A nouveau. D’incertitudes et d’erreurs. Je suis ainsi faite. Mais je suis faite. Et par cela seulement je suis une toute petite manifestation de la vie. Je repars à sa recherche. Je porte dans mon sac les lourdes pierres du passé. Je ne pourrais jamais faire pénitence et tout effacer alors autant apprendre le courage et les porter. Mon désir aujourd’hui, résurrectionner. Oui résurrectionnons. Contrairement à réincarnationner, il s’agit bien de revenir parmi les vivants dans le même corps. Caillassez moi, je pourrais toujours ramper.

live hard.gif

Advertisements

Pour toutes ces fois où vous pouvez aller vous faire voire /part1

Autant le dire tout de suite que l’on soit fixé, je suis catholique et très fière de l’être. Mais voilà, en tant que catholique, il y a tout un tas de préceptes auxquels je suis sensé adhérer ou qu’on attend de moi que j’adhère. C’est assez compliqué. Enfin non, je mens, c’est vraiment compliqué. C’est compliqué parce que peu importe de quel côté on regarde, celui des athées ou des croyants, tous attendent de moi un comportement x, tous ont pour moi des idées toutes faites prémâchées et prédigérées auxquelles je me dois de prêter allégeance, voire de risquer ma vie pour elles… Malheureusement pour vous, je suis une grosse emmerdeuse et je déteste tout spécialement faire ce qu’on attend de moi (mais cela est une autre histoire). J’ai donc décidé de faire un rapide listening de ces saints commandements pour lesquels je devrais gentiment baisser la tête et secouer la queue.

  • Contre l’avortement tu seras

Pour nous autres chrétiens, il est sensé n’y avoir rien de plus précieux que la Vie, une vie qui nous a été offerte par Dieu qui nous a tant aimé qu’il est allé jusqu’à donné son fils unique en sacrifice (non non je vous assure que je ne lis pas trop d’heroic-fantasy, c’est vraiment comme ça xD). Mais voilà, en ce moment on en entends parler de partout, surtout en Espagne où c’est vraiment vraiment la merde… Mais voilà, avec ma jolie étiquette rose (parce que oui clitoris oblige) de catholique bien sage, je suis évidemment contre l’avortement qui est une atteinte des plus condamnables à la vie (attention, si tu es un peu diminué, ceci est de l’ironie!). En tant que catholique je loue ces utérus remplis de bébés non désirés, c’est évident! En tant que catholiques je magnifie ces mères qui vont devoir assumer, ou pas d’ailleurs, la vie d’une autre personne alors qu’elles ne savent déjà pas s’occuper d’elles-même!! Aaah laissez moi danser la vie, chanter la vie, n’être qu’amour …. Noooon mais stooop t’es sous acide ou quoi ?? J’en peux plus de ce genre de discours … Je n’en peux plus d’entendre que pratiquer l’IVG revient à se prendre pour Dieu. Déjà laisse Dieu où il est parce qu’on se sert de ce genre d’argument bidon que quand on en a envie heing! Tu t’es jamais dit qu’on pouvait voir ça d’une toute autre façon. Change un peu le regard que tu portes ! Tu t’es jamais dit que laisser vivre c’était aussi se prendre pour Dieu? Décider qui doit vivre ou vivre, c’est pas mal ça. Décider que oui, tu n’es pas prête du tout à être mère, mais on s’en fou tu pousses et tu souffles par la bouche, c’est ça la clé! Quand je vois un peu le monde, même en rangeant mon côté très pessimiste au fond du tiroir, je ne peux pas m’empêcher d’y voir un GROS tas de merde.

– “Ouiiii mais tu sais, si Marie avait avortée, Jesus bin il serait jamais né!!”

– Houuuu t’as fait math sup toi non ?? parce que là tu m’en bouches plus qu’un coin!”

C’est tellement fatiguant de voir que ça coule de source dans la tête de certaines personnes. Ouiii mais la petite bien sûr qu’elle est contre l’IVG, elle va bien à la messe! …. Euuuuh et ta mère elle va à la messe?? Puisqu’on s’acharne depuis plusieurs décennies à inlassablement revendiquer l’individualité, pourquoi tout d’un coup on devrait passer dans du collectif, pour un des sujets les plus personnels qui puissent arriver dans une vie? Chaque situation, chaque femme et chaque fétus/enfant/chose/pois devraient être pris en compte. Si demain je devais apprendre que j’ai un truc dans l’bide … Non il vaut mieux pas que je dise ça, mais je sais qu’avoir un enfant dans ma situation actuelle serait l’avant dernière chose dont j’ai envie. Cependant, parce que je suis aussi et surtout une emmerdeuse, je crois qu’on vit tout de même dans une société de surconsommation positive où est véhiculé une idée comme quoi tout est réparable, où on peut faire ce qu’on veut sans trop craindre les conséquences parce qu’il y aura toujours moyen de changer la donne. “Mais tu comprends, j’aime pas baiser avec la capote” …. “Maiiiis tu comprends, j’aime pas changé les couches de mon dernier, en plus je connais pas le nom du père….” Le problème avec cette idée d’assumer les conséquences, c’est qu’on implique une personne en plus dans le calcul et on retombe sur le fait que décider de qui doit vivre ou vivre, ça pue. Je refuse d’être contre l’IVG. Il y a longtemps que j’ai arrêté de compter le nombre de mes amies qui l’ont pratiqué et aujourd’hui je ne peux pas leur souhaiter d’avoir garder les pois! Ca ne fait absolument pas d’elles des personnes moins bien qu’une autre, moins fréquentables, ou, puisqu’on est dans le registre du religieux, ça ne fait pas non plus d’elles de meilleures candidates aux dévorantes flammes de l’Enfeeeer *voix grave de Dracula* Je m’emballe je m’emballe …

  • Les homos tu n’aimeras pas

“Aimez-vous les uns les autres” … moué, les uns j’veux bien mais les autres je préfère pas! J’hésite encore, je ne sais pas trop comment je vais écrire ce que j’ai a dire parce que c’est un sujet qui me met un peu, comment dire ça … hors de moi. “Aimez-vous les uns les autres” On se sert beaucoup de cette phrase pour en faire n’importe quoi. Mais ouvrons nos Bibles si vous le voulez bien, page 1534 en ce qui me concerne. Pour replacer le contexte, nous somme au chapitre 13 de l’Evangile selon Saint Jean. Jésus partage son dernier repas avec les douze et leur annonce que l’un d’entre eux va le trahir et le livrer. Les douze se demandent qui pourraient bien faire ça, c’est alors que Jésus désigna Judas Iscariote et que le démon posséda Judas. Il s’enfuit alors prévenir les romains. Jésus qui était quand même pas super tranquille avec la situation leur dit qu’il n’y a avait plus pour longtemps et c’est pour cela qu’il dit aux autres : “Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres.” (Source : TOB, 2004). Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je crois que quand les gens savent qu’ils vont mourir et qu’ils sont entourés des leurs, il est normal de dire ses dernières volontés, ce qu’on a jamais osé dire ou ce qu’on voudrait pour ceux qu’on aime. C’est en cela que c’est un commandement, une recommandation d’amour; Et en aimant réellement, en vivant un véritable amour, à l’image de l’amour de Dieu pour nous, il sera manifeste que les chrétiens sont disciples de Christ. Mais dans ce cas là, comment la question du mariage pour les couples homos peut-elle apporter tant de discordes ? Je comprends bien qu’il y a un tas de paramètres dont je n’ai as encore parlé … Rappelez vous que j’écris au fil de mes pensées et n’étant pas d’un naturel très organisé je ne sais pas vraiment où je veux en venir… Je vais la jouer très cliché mais qui n’en reste pas moins basé sur mon expérience… Des fois j’ai l’impression que parce que je suis chrétienne, je ne devrais même pas fréquenter des personnes … vous savez, de “l’autre bord” *chuchote* J’ai du mal à comprendre que l’on puisse réduire un individu à son orientation sexuelle … C’est du même niveau que réduire quelqu’un a son style vestimentaire, son accent ch’ti dégueulasse ou à sa carte du parti Front National (bon … là ça va un peu loin je vous l’accorde) Soyons honnête, les cathos n’aiment pas les pd et les pd le leurs rendent bien haha quel beau monde d’amour rose à a guimauve ! J’adooooore ! Pendant ce temps je danse avec des cornes de bouc autour d’un feu… Je vous entends d’ici mes petits amis chrétiens (parce que oui, les protestants et les orthodoxes aussi) “Oh mais c’est pas qu’on les aime pas, on cautionne pas c’est pas pareil !! *quelques secondes plus tard* Aaaah mais bigre beurk (et oui le chrétien ne dit pas de mots pouvant lui salir la bouche) mais c’est complètement immorale, répugnant, infame et mauvais! Observe au loin avec insistance ces deux hommes se tenant par la main! Ca me donne envie d’extraire de mon estomac le  gros royalcheese que mère m’a acheté à midi” (je vous l’ai dit j’adore véhiculer des clichés!) … Hé bin, heureusement que tu les aimes et juste tu ne cautionnes pas, je n’ose pas imaginer ce que tu aurais pu faire sans ça …

Des fois j’aimerais tellement réécrire deux trois trucs … “Je vous donne un commandement nouveau : laissez-vous tranquille les uns les autres. Comme je vous ai laissés tranquille, laissez-vous tranquille les uns les autres. A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à la liberté que vous aurez les uns pour les autres.” C’est pas mal comme ça non ?? On ne parle même pas de mariage, d’adoption ou de comment on fait des bébés (tous le monde sait qu’ils sont fait dans des usines délocalisées en Chine!), on ne parle pas de Sodome ou je ne sais quoi. C’est tellement difficile d’être heureux. J’entends, véritablement heureux, pas simplement d’assouvir deux trois plaisirs par ci par là. On ne choisit pas son orientation sexuelle comme ça (Et non c’est pas encore dans le package des options des usines chinoises mais ça devrait arriver d’ici fin 2016!) Comme m’a dit une fois ce très cher A. le jour où on se retrouvera face à Dieu (si temps est), je ne pense pas qu’il regardera en premier qui on a baisé (enfin si peut-être que dans certains cas il commencera même par là) Mais sérieux, imaginez Dieu sur la liste de votre vie tout va bien mais biiim manque de pot pour vous c’est enfer direct, fallait kiffer les bites biatch ! (Oui je suis vulgaire et j’t’emmeeeerde)

image

Je m’arrête là pour ce soir mais des coups d’gueule comme ça, y’en aura d’autres

Here my United States

Ça faisait quelques jours que je voulais absolument écrire un article et comme je suis particulièrement égocentrique je me disais que je pourrais toujours écrire un peu sur ma divine personne. Pourtant à chaque fois que je finissais par me mettre d’accord sur un sujet, j’arrivais à me persuader dans les dix-sept secondes suivantes que ce n’était pas une si bonne idée. Et comme je ne fais pas ce genre de chose à moitié, des tas de pensées affluaient dans mon esprit telles les passagers du RER B un lundi matin à Châtelet. Bref non seulement mes idées étaient minables, mon style affreusement médiocres, et de toute façon qui lit mon blog, et de toute façon de quel droit j’imagine ma vie intéressante…. Nous avons tous nos démons. Le plus dangereux des miens n’est autre que moi même. Et c’est là qu’une voie se fit entendre “Eureka! Mais bien sûr!” J’ai donc décidé de vous parler de ce qu’il se passe dans ma tête. Bon je ne sais pas encore où tout ça va nous mener, mais pour moi en tout cas ce sera un très bon exercice de rétrospective ! Cogito ergo sum ma gueule!

Mon problème, est il n’est pas des moindres, c’est que j’ai un peu trop creusé dans ma tête, un peu comme les nains d’Erebor sauf que moi je n’ai pas trouvé l’Arkenstone, ce gros cailloux brillant qui fait tourner la tête, mais je suis quand même bien secouer du ciboulot. C’est pas comme si j’avais choisit. C’est pas comme si je n’avais jamais tout fait pour repousser les limites non plus. Bienvenue dans le paradoxe qu’est ma vie, la torture de mon esprit. Ca donne envie n’est-ce pas? Avouez ça donne envie!! A priori je n’ai aucun désordre. J’entends par là, par avis médical. Aucune psychose chelou ou même une petite névrose quelque part. Non rien, aux yeux démoniaques de la médecine je suis tout ce qui se fait de plus basique et je dois donc me contenter de ce surplus de normalité pour gérer les aléas de mon cerveau.

Etre dans ma tête qu’est ce que c’est ? Etre dans ma tête c’est subir des sautes d’humeur qui vont de moins mille à plus deux milles. Etre dans ma tête c’est tout subir à deux cent degrés. C’est vrai ! Pourquoi ressentir les choses à moitié? Si je dois être triste je veux sentir le monde s’écrouler à mes pieds. Si je dois être heureuse, je veux pouvoir déplacer des montagnes ou courir sur l’eau! Etre dans ma tête, Dieu vous en garde, c’est aussi subir les caprices de mon corps sans avoir rien demandé. Je m’explique : actuellement par exemple je n’arrive ni à manger correctement et encore moins à dormir mais je suis tout le temps affamée et fatiguée… Cherchez l’erreur. Hashtag jaidesproblemes !! Nous sommes seize à coexister dans l’espace restreint de mon cervelet donc évidemment à des moments ça craque. Je soupçonne les autres de se disputer sur la couleur du papier toilette … Honnêtement je ne vois pas d’autres explications. Ma vie est plutôt pas mal en ce moment. Je dirais même que sur l’échelle du bonheur j’ai atteint un niveau plus que satisfaisant. I do not understand …

Si je dois faire un peu la liste du putain de freak show qui se passe à l’étage je dirais que ça donne ce genre de portrait. Nous sommes dans le Bronx au début de l’automne (et oui les séries américaines me formater et j’t’enmeeeerde) … Nous sommes dans le Bronx au début de l’automne disais-je. Nous avons ramasser des canapés en cuir défoncés dans la rue … Mais mis à part ça tout est d’une propreté à damner Monsieur Propre (Oui, mes blagues de merde aussi t’enmerde!). Et nous sommes tous là affalés, à écouter de la musique complétement perchées et à manger de la pizza froide (best food ever!). Mais en plus de la musique, tout le monde parle en même temps … Le grand renoi parle de son dernier casse (oui paye tes stéréotypes même dans mon cerveau) pendant que les deux lesbiennes se roulent des pelles. Elles en profitent puisqu’une d’entre elles est agoraphobe et elle ne sort jamais de l’appart. La philosophe et la none sont en plein débat comme d’habitude. La petite dernière obsédée par tout ce qui dérange est en train de disséquer le hamster qui vient d’effectuer un vol plané depuis le sixième étage. La plus violente d’entre nous vient de mettre chaos celle qui rigole tout le temps. Elle n’en pouvait vraiment plus de toute cette joie “dans ce monde de merde” … Tu m’étonnes ! En attendant celle qui se plaint tout le temps essaie de changer la musique, elle n’est jamais satisfaite celle là! Elle essaie parce qu’il y a la geekette qui a déjà repris possession de son Précieux et elle dégomme des Seigneurs Jedis en ligne avec ses potes. A sa place je m’en approcherais pas… Il y a tellement de bruit et en même temps c’est tellement calme. La petite peureuse, celle qui n’ose même pas vous regarder dans les yeux quand elle vous parle, regarde la pluie tombée par la fenêtre. Elle est tellement calme que ça fait parfois froid dans le dos. Pas si loin d’elle, il y a notre petit prodige. On l’appelle comme ça parce que la pauvre a passé sa vie à s’entendre dire qu’elle ne ferait jamais rien de sa vie. Un jour elle a complétement craqué et on ne l’a plus jamais entendu depuis. C’est dommage, elle avait beaucoup d’humour. Les seules qui la comprennent vraiment ce sont l’écrivain et la musicienne. Mais c’est normal, quand on sait parler par l’art on peut entendre beaucoup plus que ce que les mots essaient de nous dire. La jolie brune sur l’accoudoir, c’est un vrai cœur d’artichaut. Elle pleurer beaucoup mais jamais pour rien dit-elle à chaque fois. A côté d’elle … et biiiien c’est difficile à dire. Nous l’appelons la chose. C’est une vraie sauvage. Si vous comptez bien il en manque en effet. C’est notre secret, mais il y en a qui ne sont encore jamais venu en même temps que les autres, du coup nous ne les connaissons pas encore… Et tout ce petit monde de folie vit dans ma tête. Et tout ce petit monde de folie qui vit dans ma tête, c’est moi. C’est ce qui fait que je suis moi. Alors oui, des fois, avec le bruit des conversations et des débats, avec la pluie qui tombe, les coeurs qui tapent tapent dans les poitrines, celles qui pleurent et celles qui rient, et bien oui, des fois je ne peux plus tout garder dans ma tête. Et moi aussi je deviens un freak show …
Welcome in the United States of my creepy mind.