[Game] May Freya be with us all

The Witcher 3, l’épopée à la suite du petit fessier tout ferme de Geralt

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Contexte : Chers non-lecteurs, comme je me plais à raconter ma vie je voulais écrire quelques lignes pour rétablir le contexte dans lequel j’écris cet article. D’abord en 2014, l’année où j’ai pris la décision de laisser Mon Saint Esprit Tordu s’exprimer, je n’avais pas de PlayStation, ma partenaire de prédilection. Je ne pouvais donc écrire que sur des jeux auxquels j’avais joué dans mon enfance, grossièrement appelé “retrogaming” aujourd’hui. Ce sera donc la première fois que j’écris sur un jeu aussi récent. Il y a quelques semaines, je rencontrais des supers joueurs dans les locaux d’Ubisoft qui m’ont décidé d’une part à me mettre au Stream et d’autre part à démarrer l’inlassable épopée de Geralt. J’étais TRÈS réticente à l’idée de commencer, je ne voyais qu’une innombrable aventure héroic-fantasy, à la suite de Skyrim (que j’avais trouvé ennuyant à mourir). Mais j’ai finit par me lancer, la tête la première. A ce jour, j’ai une petite quatre-vingt-dizaine d’heures à mon actif et je n’ai pas encore terminé le jeu, mais je voulais déjà partager avec vous quelques éléments qui m’ont beaucoup marqué.

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En quelques mots (si vous avez été retenu prisonnier sur une île déserte cette année et que par conséquent, vous n’avez jamais entendu parler du jeu), The Witcher est un rpg d’action-découverte, sorti du sein maternelle des copains de chez CD Projekt RED, en open world dans un univers fantastique tout ce qui se fait de plus classique. Des dragons, de la bière, du sang, des épées, enfin la routine.

Entre bien et mal

(Toi qui comprend cette référence tu as mon respect)

Le monde de The witcher est fichtrement bien ficelé. Si bien ficelé que l’immersion casi-totale se fait dès les premiers minutes de jeu. Que ce soit le bestiaire ou le large évantail de pnj avec lesquels on peut avoir plus ou moins d’interactions, une question s’est vite posé. En tout cas pour moi, elle s’est vite posé. Elle est même devenu crucial. Je suis d’ailleurs persuadé qu’elle est au coeur même du jeu : la question du bien et du mal. Cela peut sembler très terre à terre mais plus j’apprenais à connaître Geralt, son histoire, et plus je voulais faire les choses non pas en fonction de moi mais bien en fonction de lui. Je voulais bien faire les choses. Et très vite j’ai eu soif de justice, que ce soit pour les humains ou pour les monstres. Geralt est sorceleur, c’est son boulot d’éliminer les monstres selon le bon vouloir et surtout la bourse, des humains qu’il rencontre. Mais finalement, ce qui fait de ce jeu une expérience unique c’est de pouvoir prendre des décisions qui ont un sens profond et de vraies conséquences. Tous les monstres n’ont, à mon sens, pas à périr par l’épée parce qu’ils sont des monstres. Tout comme les humains n’ont pas tous les droits parce qu’ils sont humains. En un sens, ce n’est pas très éloigné de la réalité… Qui a le droit de vivre ou mourir ? Qui a le droit de décider de qui peut vivre ou mourir ? On peut aller loin comme ça ! Et croyez le ou non, je me suis posé toutes ces sortes de questions au court de l’aventure.

The Witcher 3 est un jeu bien connu pour ces relations sexuelles et amoureuses très développées ! Et Geralt disons le … Oui Geralt est sexy. Il a des fesses bien fermes, des cicatrices partout, il est beau, il est grand, il est fort … Comment lui résister ? Lui même sait apprécier ce que la vie lui donne le bon vin, une bonne bataille, une partie de Gwynt et les jolies femmes. Habituellement, mon maître mot pour ce genre de jeu est “tu périras dans le sang et la cyprine”. Mais là j’étais simplement incapable d’être infidèle à Yennefer. Bon en vérité j’ai été infidèle. Pardonne moi Yenn. Mais j’ai tué la première et envoyé la seconde le plus loin possible de moi. J’avais tellement peur de décevoir Yenn ou même Cirilla. Jouer en pensant aux réactions que pourraient avoir d’autres personnages est vraiment une expérience intéressante.

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“Son, just don’t”

(Toi qui comprend cette référence tu as mon respect)

Au risque de passer pour une puriste ou simplement étaler devant la face du monde que oui je suis une putain de bilingue maggle, je trouve aberrant de jouer en français. Alors oui il ne faut pas juger toussa. Mais non, jouer en français c’est comme tuer le game, c’est étouffer Geralt sous un oreiller pendant son sommeil et tu ne veux pas tuer Geralt ! Chaque région possède non seulement son Histoire mais surtout une culture qui lui est propre. Prenons l’exemple de l’archipel de Skellige (à prononcer comme il se doit) qui est très clairement inspiré par la culture Viking, les cultes religieux, le système féodal des “earls” (ce qui correspond plus ou moins au système de comte), même la musique. Les voix des personnages sont très particulières. Le peuple viking est un peuple de guerre habitué au sang et au froid, ils vivent à la dure et ça s’entends dans leur voix. En français c’est…fade, sans âme… Sans aucune différence avec les personnages des autres régions. J’ai un peu du mal à comprendre que l’on se prive d’une immersion encore plus profonde sous prétexte que lire les sous-titres et regarder les images c’est trop compliqué …

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Alors pour conclure je dirais que pour profiter de The Witcher 3 il ne faut se mettre aucune barrière ! Vivez les quêtes comme s’il s’agissait de votre propre aventure. C’est le premier jeu sur PlayStation 4 qui me comble à ce point. Je suis vraiment heureuse et reconnaissante, autant à l’équipe qui s’est occupé de sa création, qu’à mon ami Viscous qui m’a transmit sa passion pour le jeu. Sur ce, j’y retourne.

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[Game] Loubardpolis, ou l’épopée de Full Throttle

Retour vers le passé

Edit : J’ai écris cet article en 2014 mais mine de crayon, j’ai l’amour pour lui. Et comme je l’ai souvent écrit : my twisted mind > my sky > my rules bitches. Il y a deux ans, je n’avais pas de console et mon pc subissait sa lente descente vers le purgatoire. Mon concept était simple : j’adorais les jeux vidéo autant que j’avais deux petites bites pour appuyer sur la manette. Résultat : j’étais d’une nullité indescriptible. C’est comme ça que je me suis réapproprié No Pain, No Game. D’autres l’avaient fait avant moi, je n’ai pas inventé l’eau chaude et ferme ta bouche. Pour jouer, il faut souffrir. Et c’est toujours plus plaisant d’aller jusqu’au bout de quelque chose de douloureux!

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En écrivant un peu les articles pour No Pain No Game j’ai eu quelques flashbacks et j’ai décidé de ressortir un peu mes vieux jeux rétro sur PC qui ont bercé mon enfance. Enfin disons surtout que j’essaie de me souvenir des jeux auxquels mon frangin jouait quand on était petit, sur Windows 99 et Xp. L’un qui m’a le plus marqué est Full Throttle ce qui signifie “A plein régime” (Et oui c’est beau la langue française). Il est produit par LucasArt en 1995. On y incarne Ben, un loubard mal rasé, chef d’un gang de motards, les Polecats, qui se fait passer à tabac après avoir refusé un contrat suspect avec un homme d’affaire à qui on reconnait fort volontiers un petit air de famille avec Sylvester Stallone. Lorsqu’il reprend connaissance, dans une benne à ordure (c’est mieux), il se rend vite compte qu’il trempe dans une affaire louche, accusé du meurtre du patron de la dernière firme de fabriquant de motocyclette. Il va donc falloir mener l’enquête pour retrouver le reste du gang, mettre les méchants en prison, casser quelques os et faire triompher la lumière se reflétant avec amour sur le pot d’échappement!

Je ne vais pas vous dévoiler toute l’histoire. Encore une fois si vous voulez lire ce genre d’article bien ficelé c’est tout à fait possible mais je ne sais pas écrire ce genre de poste, donc prends une licorne par les fesses. Dans mes souvenirs Full Throttle était un jeu vraiment sympa. Je m’imaginais alors que toutes les personnes qui possédaient une moto finissaient par fracasser les jambes des voisins à coup de pied de biche. Bref une bonne leçon de virilité de cuir et de clous.

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Donc Full Throttle … qui est à mon sens le meilleur jeu de LucasArt … (Pour la petite histoire j’avais trois ans quand il est sorti donc évidemment j’ai du faire tous les jeux de LA, obviously #komenjmelapète) est un Point & Click proposant quatre interactions : toucher, kicker, regarder ou parler/lécher. Oui, lécher. Il y a donc pas mal de possibilités d’actions. Dans le même esprit, il est possible de choisir différentes répliques. Le tout bourré d’un humour de motard terrible. En digne père spirituel de Sons of Anarchy, le jeu pullule d’action d’une violence assez poussée. On ne lésine pas sur le sang et les coups de point américain. Bref on ne s’ennuie pas et on dévient le disciple d’une véritable philosophie motarde. Pour jouer sur les clichés on pourrait imaginer les personnages perdus au milieu du Texas ou du Nevada, des motards quoi. Comme le chauffeur de poids lourd au bar qui s’amuse à planter son couteau entre ces doigts jusqu’à se faire bobo (j’ai toujours rêvé de faire ça) ou encore Quohog, le gérant et son anneau dans le nez.

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Mais Full Throttle ne serait pas à plein régime à fond les ballons sans Maureen, la mécanicienne super sexy ouvrez les fenêtre j’ai chaud. Et bien déjà petite j’étais assez épatée par ce personnage, aussi badass que n’importe quel autre motard. Avec son rouge à lèvre éclatant et son tattoo sur l’épaule, Maureen est une femme qui sait ce qu’elle veut et qui n’a pas peur de frapper là où ça fait mal. Une femme dans un monde de motard ça fait rêver, d’autant plus qu’elle se débrouille bien sur une Corley Motors avec son blouson en cuir et ses cheveux au vent. Je l’aime. Je la veux.

LucasArt se permet évidemment des références fort sympathiques à Star Wars, et il a bien raison, car elles ne sont pas de trop (de toute façon, c’est tout à eux donc bon) ! Le fameux « vous êtes mon seul espoir » ou plus visuellement des tatouages du symbole de l’Empire Galactique. Le mélange des licences est toujours agréable. Je l’aime.

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A l’époque, en 95 donc, on constatait volontiers avoir à faire à un très bon jeu mais on reprochait sa durée de vie limitée et des intrigues parfois trop simples puisque le curseur changeait de couleur pour indiquer les interactions possibles. Bon en vrai, tout n’était pas toujours clair comme de l’eau de roche et certaines énigmes demandent du temps pour être résolues correctement. Une petite après midi en cours de droit du travail suffiront amplement. Et oui c’est triste mais ça n’en reste pas moins une bien belle aventure avec une des fin les plus badass de l’histoire du jeu vidéo.

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[Photograph] All Love Is Equal Project

Le temps que je motive mon royal fessier à écrire cet article, l’artiste avait déjà fait le tour de la toile et ma petite nouveauté ne devenait qu’un article de plus, lus par quelques inconnus ici et là sur le web. Mais qu’importe! Je me fais tout à fait l’idée que The Holy Twisted Mind soit bel et bien le territoire de mon Saint Esprit Tordu et qu’il me revient donc d’y écrire ce qu’il me plait. Donc sous vos non-yeux blasés vomissant une quantité écœurante d’image ingurgitée chaque jour voici mon petit commentaire sur l’artiste Braden Summers et son project All Love Is Equal.

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Braden Summers est un photographe américain, un pied tantôt à New York, tantôt à San Francisco. Chacune de ses photographie trahit sa formation classique en dessin et en peinture, puisqu’il les compose de la même façon qu’un tableau, utilisant des éléments qui racontent une véritable histoire. Mais sa profonde sensibilité artistique le laisse libre de créer sa propre histoire, il choisit non pas de diriger mais d’inspirer. Il a travaillé pour le MoMA, le magasine Grazia ou encore pour l’organisme humanitaire FACE Africa. Ces différentes collaborations prouvent bien que Summers ne se limite pas à un style particulier de public, et c’est précisément pour cela que ces photos marquent les esprits : parce qu’il fait de son art un témoignage universel.

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Parlons un peu plus de All Love Is Equal, littéralement Tout amour est égal ou plus poétiquement Tout amour se vaut. Les scènes prennent vie sur tous les continents, au cœur de toutes les cultures, car l’amour ne connait aucune barrière; On y voit des couples homosexuels s’inscrivant dans les mises en scène des plus grands films romantiques de l’histoire, où comme si Doisneau lui-même avait pris possession de Summers, le temps d’une prise. Son idée est aussi simple et noble. Il cherche à comprendre les représentations de chacun, et surtout à les bousculer. Pourquoi donc quand on se représente les scènes d’amour emblématiques de l’histoire de l’art, on y voit apparaître des couples hétérosexuels uniquement? Ca parait même tout con quand on y pense. Mais pourtant on est bien loin du débat pour/contre l’homosexualité. Au contraire, le photographe se projette lui-même, et quiconque prends la peine de regarder ses oeuvres, dans un futur plus tolérant espérons; Il cherche à montrer à quoi pourrait ressembler l’amour dans différentes cultures, en éloignant le plus possible de toute forme de sexualité ou d’érotisme, de victimisation ou des clichés rapportés à la communauté gay. Un bien noble combat.

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http://www.bradensummers.com/menu/all-love-is-equal

[Cinema] Un jour, cette douleur te servira

C’était il n’y a pas si longtemps. Un temps où, encore aujourd’hui, on aime se faire croire que nous étions l’incarnation de la jeunesse et de l’innocence. C’était il n’y a pas si longtemps non. Souvenez-vous bien. Nous étions des ados, profondément philosophes et boutonneux. Profondément perdus et désespérément sûr de nous, question de survie. The Perks of Being a Wallflower c’est comme un kick du droit, direct dans les dents, où ton corps et ton esprit se retrouvent propulsés quelques années en arrière, comme un remake de Retour dans le Futur à la sauce Dawson. Tu as seize ans à nouveau. Tu tombes amoureux pour la première fois sans trop savoir ce que ça veut dire. Tu vis ton premier baiser. Tu te laisses mourir en écoutant la dernière balade sympa qui passe à la radio. Tu détestes le monde, tes parents, le lycée, tu n’as pas vraiment d’amis et tu as pris cette habitude étrange de longer les murs en baissant les yeux où que tu sois…

Ce fameux kick dans la gueule fait vraiment mal. Et la douleur ne disparait pas à la fin du générique. Même si tu as été cet élève populaire, même si la réussite te suivait partout où tu allais, comme la merde sur les poils d’un chien, tu sais ce que ça fait. Tu connais les crampes d’estomac sur le trajet de l’école. Tu connais ces réflexions insupportables que les lycéens affectionnent et craignent tellement… The Perks of Being a Wallflower raconte l’histoire d’un ado pas normal du tout, comme tout les ados. C’est l’histoire d’un garçon qui n’est pas un homme, qui essaie de grandir entouré d’autres ados pas normaux du tout… C’est l’histoire d’un constipé de la communication qui ne peut sortir ce qu’il a dans la tête que par la musique. C’est l’histoire d’une ombre qui vit au milieu d’étoiles un peu trop brillantes pour lui. Et il essaie. Il essaie vraiment. Mais il a tellement tellement de choses dans sa tête. Alors c’est difficile. Et même s’il ne se prend pas pour un homme, je veux dire, un adulte… Il y a des fois où il voudrait tellement l’être, pour protéger ceux qu’il aime, pour frapper du poing sur la table une bonne fois pour toute et dire enfin ce qu’il pense… C’est l’histoire d’un regard qui fixe toujours ses pieds, à qui on a fait croire que sa juste place était baissé, abaissé, cloué vers le sol. C’est aussi l’histoire d’une petite bulle de violence et d’amour qui explose. C’est difficile d’être adolescent.

Je ne suis pas bilingue loin de là, mais si on traduit rapidos le titre, ça voudrait un truc du style “Les avantages d’être un mur de fleurs”… Oui oui en français c’est simplement atroce… Mais quand on y réfléchit c’est aussi incroyablement poétique. Charlie est le garçon le plus discret de son lycée. Il est incroyablement mal dans sa peau, du coup, il fait le mort. Un mur de fleur dans un jardin public c’est beau, c’est du décor, ça ne fait pas de vague…comme Charlie. Mais voilà, si on fonce droit dans ce mur de fleur, en courant, en vivant, au mieux on se fait écorcher par épines et autre branche, au pire il y a un véritable mur derrière et on morfle … comme Charlie. Enfin, je dois avoir l’air d’une véritable illuminée mais bon, dans ma tête c’est beau. Aucun auteur ne choisirait son titre au hasard (entre nous je ne crois pas du tout au hasard, encore moins quand il s’agit des mots) et c’est toujours intéressant d’essayer de comprendre… Comme les ados en fait. Je déteste les ados autant que j’aime m’occuper d’eux… C’est pour dire. Il n’y a rien de plus vibrant et exaspérant que d’essayer de comprendre un ado qui est préalablement persuadé que personne ne peut le comprendre. Il a préalablement atteint la connaissance du Nirvana avec son dernier pétard où un être suprêmement surélevé lui a enseigné dans la langue des signes que vous étiez un sale con. Aaaah jeune, je vous aime du plus profond de mon cul : )

Tout ça pour dire, toi qui pense tout savoir, va donc voir ce film et chercher bonheur !

PS : J’ai fait mes devoirs et je suis allé voir ce que voulait vraiment dire l’expression “be a wallflower” en anglais. C’est une personne qui est mise de côté à cause de sa timidité, de son manque de partenaire ou de impopularité. “He’s a wallflower…. You see things. You keep quiet about them and you understand.”

[Artist] Sarcasme est père de tous les vices

Parlons peu parlons d’art! Je sais bien que ce blog est sensé être une véritable ode à la vie mais par rhétorique, ne pourrait-on pas glorifier la vie par la non-vie. Car c’est bien de cela dont il est question ce soir. De montrer un peu la non-vie dans la vie. Je n’entends pas débattre sur la mort. Eloignez de moi cette coupe (toi qui comprend la référence tu as mon respect). Mais véritablement de non-vie, c’est à dire, ces moments de la vie qui nous empêche de vivre… Tiens ça pourrait faire un bon sujet maintenant que je commence à écrire dessus! Mais ce n’est pas de moi ou de mes délires littéraux donc il est question ici. Ye vou parrrl du señor Luis Quiles! Con el acento español por favor! Fuck you, yo soy trilingüe…

Luis Quiles aime cracher avec amour et humour sur le monde. Et je pense d’ailleurs que chacun de ses artistiques postillons est propulsés de sa cavité buccale avec un profond amour du monde. J’entends par là que nous n’avons pas simplement à faire à un rageux de seconde zone mais à un artiste qui use de son sarcasme pour critiquer notre salope de petite société et ainsi montrer les différentes émotions qui peuvent découler, dégouliner de nos expériences de non-vie. Graphiquement je trouve ça merveilleux. Sans vouloir faire d’analyse je vois un peu d’influence du comics/manga, du street art au pop art. Il n’hésite pas à appeler un chat un chat et moi, personnellement, mais ce n’est que mon humble avis, je trouve ça de plus en plus rare. Plus c’est choquant … ou plutôt, plus ça à l’air choquant mieux c’est. Son travail est un voyage entre bite et vagin, hentai et sale bosch sans oublier le catho dégueu. Enfin moi j’aime bien, parce que finalement tout le monde s’en prend plein la gueule et se fait méchamment retourner ! Un peu comme ça en fait! Sur ce, prends moi par les fesses.

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Sérieusement ! Il y a tellement d’illustrations merveilleuses voir suuuper cool mais si je devais tous les mettre ça n’irait plus et on se retrouverait avec un article de la taille de ma b*te (ce que je ne vous souhaite pas). Je vous conseille d’aller voir directement el blog del señor http://luisquilesbd.blogspot.com.br Il a une vision du monde bien à lui, peut-être un peu pessimiste et mais surtout tellement réaliste. C’est assez marrant parce que plus je vagabondais sur son blog, plus j’ai remarqué qu’on avait pas mal de point en commun. Du coup, je vous laisse sur une illustration de notre maître! Bon week-end chers non-lecteurs !

[Book] Nos étoiles contraires

Nos vies sont comme les toiles d’une araignée faites des longs fils des rencontres, des êtres que nous aimons, ceux qui nous exaspèrent et même ceux pour qui nous sommes indifférents. Nos vies sont une toile où s’entremêlent les visages de ceux qui nous font sourire ou grimacer, des rires des vieilles dames, des pleures de nos compagnons et des cris de nos ennemis. Nos vies sont une toile mais nul ne peut décider du motif qu’elles vont prendre. Même le plus calculateur ou le plus prévenant d’entre nous ne peut savoir de quelle couleur seront nos lendemains. Et nos vies passent et le fil se tisse. Et le fil se tisse de nos rencontres. Et nos vies se tissent de rencontres et de séparations. La rencontre est le début de la séparation. Les toiles se superposent puis s’éloignent. C’est ce qu’on appelle la vie. Et la vie ne s’arrête jamais. Il y a toujours une araignée quelque part.

Rares ou prétentieux sont ceux qui, à l’avance, peuvent deviner si une rencontre sera glorifiante ou abaissante. Rares ou prétentieux sont ceux qui, à l’avance, peuvent goûter à la réalité d’une rencontre sans rien attendre en retour. De même, il semble impossible de réaliser l’impact qu’une rencontre pourra avoir sur sa vie. Va-t-il me rendre plus fort ? Va-t-elle me blesser ? La vie est une toile de mystère et c’est ce mystère qui lui donne ce parfum d’inconnu qui fait palpiter le cœur et agiter les papillons dans ses entrailles. Quand bien même pourrait-on, de manière si catégorique, séparer les rencontres qui nous abaissent de celles qui nous élèvent, le bénéfice serait-il assuré? Les toiles des araignées volètent au grès des vents et des doigts des enfants. Mais l’araignée ne l’abandonne jamais. Elle use de ses longs doigts pour réparer ce qui a l’air cassé. De cette même manière, de nos pires expériences, il ne tient qu’à nous d’en trouver la force de recommencer. Il y a toujours une leçon à tirer, même si les chemins finissent par se séparer. Quoi qu’il arrive, l’araignée avance, et la toile grandit. “Dans ce monde, ce n’est pas nous choisissons si on nous fait du mal ou non, en revanche on peut choisir qui nous fait du mal. J’aime mes choix.”

Personne ne nous prévient. Personne ne nous avertit. Personne ne sait à quoi ressemble une rencontre et encore moins une séparation, jusqu’à l’instant où elle pointe le bout de son nez. Les yeux se croisent et s’évitent, se bousculent et se mordent. Les corps s’évitent et c’est la collision. Irréversible ou inaperçue. Un choix se pose : connaître l’inconnu et passer son chemin. Le temps passe et il faut vivre avec ce petit choix de rien du tout qui aurait très bien pu changer toute votre vie, ou ce qu’il en reste. La vie c’est aussi la rencontre avec la mort et sa séparation qui nous conduit vers elle-même. Rien ne sert de fuir. La réalité ne changera pas. Mais il sert de vivre, aussi intensément que son cœur le supporte. “Je suis amoureux de toi et je ne suis pas du genre à me refuser le plaisir de dire des choses vraies. Je suis amoureux de toi et je sais que l’amour n’est qu’un cri dans le vide, que l’oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu’un jour viendra où tout ce qu’on a fait retournera à la poussière, je sais aussi que le soleil avalera la seule terre que nous aurons jamais et je suis amoureux de toi.”

C’est pour toutes ces raisons qu’il faut prendre son courage à deux mains, mettre ses idées de côté et dévorer l’essence même de ce roman. Il y a toujours quelque chose à apprendre de n’importe quelle rencontre et de toute séparation. Encore plus quand il s’agit d’un livre. Encore plus quand il s’agit de mots. “Je crois qu’on peut choisir dans la vie comment on a envie de raconter une histoire triste.” Et une histoire triste ne veut pas dire une moins belle histoire. Une histoire triste ne veut pas dire une histoire qui en vaut moins la peine. Rencontrer Nos Etoiles Contraires et s’en séparer c’est une aventure sans mot pour la décrire. C’est une aventure qu’il faut voir et dévorer. “De toute façon, les véritables héros ne sont pas les gens qui font les choses; les véritables héros sont les gens qui remarquent les choses, qui y prêtent attention. Le type qui a inventé le vaccin contre la variole n’a rien inventé du tout, il a juste remarqué que les gens qui avaient la variole bovine n’attrapaient pas la variole.”

[Game] The Princeless Bride

Grande première pour moi, en plus d’écrire un énième article que personne ne va lire, je vais surtout écrire un énième article sur un jeux vidéo que personne ne va lire. Parce que oui, je ne suis qu’une geekette de seconde catégorie et je n’avais jusqu’à présent jamais osé parler un peu de ma grande passion pour les jeux vidéos. Il faut savoir ceci : la vie m’a bien montré qu’aimer et être douée c’était deux choses bien différentes ! J’adore les jeux vidéos mais je suis une grosse bite!! C’est comme ça, en presque quinze ans de geekerie je me suis fait une raison! Que diable, ici c’est mon territoire et je fais ce que je vais ! My sky, my rules!

Je vous propose (en fait vous n’avez pas le choix, sans quoi vous pouvez toujours aller vous isoler en Macédoine) de faire un petit saut dans le temps. 1994, j’avais deux ans (hooo tu viens de calculer mon âge t’es un génie toa!!)… En 1994, le président du Burundi s’appelle Cyprien mais il ne fait pas de vidéo, le Rwanda se déchire, le Popocatépetl rentre en éruption au Mexique, une grande famine décime la Corée du Nord… mais c’est surtout et avant tout la naissance de notre maître musical à tous : Justin Bieber ! Revenons à nos pixels, l’éditeur-développeur Sierre et la série des Kings Quest présentent au monde leur dernier né : Kings Quest VII : the Princeless Bride, (littéralement La mariée sans prince). Un sublime point’n click d’aventure sur PC ! Youuuhouuu exaltons d’envie!

Et l’histoire ? Et bien c’est l’histoire d’une nana répondant au doux prénom de Rosella de Daventry (oui j’adore ce jeu mais prenez donc un vomitbag on sait jamais) un peu cruche qui rêve d’aventure, d’amour et de mariage et qui tombe dans une flaque (c’est sans doute de là que vient ma phobie des flaques). Après une loooongue chutte elle découvre un monde parallèle, enchanteur et dangereux! Du coup sa maman, la reine Valanice de Daventry, qui s’est préalablement enfoncé un balais dans le cul, décide de partir à sa recherche … Donc voilà, on a droit au classique mamanjmecassetufaischié et bigremachérinetteouestu. Maiiiis suspeeeennse ! Comme c’est quand même de l’aventure, elles vont devoir accomplir différentes quêtes pour être enfin réunies et sauver le royaume d’Eldritch (quand je pense que Sierra a payé un mec pour trouver ces noms merdiques ça me sidère!). Oui oui, vous avez pas envie de jouer ! Avouez le !! Et c’est là tout le problème. Non, ce jeu n’est pas une merveille de l’originalité. En plus, je vous ai pas encore parlé de la méchante sorcière, du chien qui parle et des trolls …
Si la branche comme un serpent est pointé vers le haut faut faire attention faut pas être idiot car le Croquemitaine risque d’être mais si la branche pointe vers le bas c’est qu’le Croquemitaine bin il est pas là !
Donc voilà, c’est une histoire de femmes mais de femmes chiantes… qui se cherchent, dans tous les sens du terme. Bien entendu, et non je ne considère pas cela comme du spoil, elles vont devoir se trouver (dans tous les sens du terme encore une fois) si elles veulent sauver le monde d’Eldritch et leur monde qui sont menacés par la terrifiante sorcière maléfique qui n’a absolument rien à voir avec Maléfique de Sleeping Beauty puisque celle-ci s’appelle Malicia (bin oui c’est x-men en fait).
Il y a différents mondes à travers et mon préféré est sans aucun doute celui de Ougabouga, le monde de la nuit et des mort-vivants. En fait je pense que si je l’aime tellement c’est aussi parce qu’enfant, je devais remplir des bouteilles de pipi quand je regardais mon grand frère y jouer. C’était absolument horrible … Quand j’avais cinq ans heing! D’ailleurs la petite citation ci contre est extrait de ce monde là. J’ai chanté cette chanson pendant des années … sans savoir d’où elle venait. Jusqu’à cette année où j’ai téléchargé cette merveille et que j’ai fini en une heure et demi ! Cadaaaavérique : vous pouvez entendre la musique ici vers les 10 minutes!
  • Le point’n click, wats zat?

Qu’est ce que le point’n click ? Bonne question. Ca vient de l’anglais “point and click” qui se traduit littéralement par “pointer et cliquer” puisqu’en effet ce type de jeux ne se jouent qu’avec la souris. Il s’agit d’interagir avec les éléments du décor d’une image plus ou moins fixe. En pointant et cliquant, le joueur déclenche une série d’action ou piiiire, une cinématique dans certains cas (oui ça parait fou!)!! La difficulté va en crescendo et il arrive un moment où la motivation est rudement mis à l’épreuve. Ami, si tu es un flemmard sache que tu trouveras la solution complète du jeu sur YouTube mais tu seras bannis du royaume d’Eldritch à tout jamais.

 

  • Attis & Ceres

Mais au milieu de ce joyeux foutoir il y a L’Histoire, LA HISTOIRE si je pouvais dire comme ça, celle où on sent son coeur battre plus vite, celle qu’on ne veut pas terminer pour être sûr d’en entendre parler ! Pour moi, cette histoire est celle du Seigneur Attis et de Dame Ceres, sans doute parce qu’elle réveille la mordue de mythologie et de Moyen-Age qui sommeille en moi. Attis est un noble seigneur et époux de la belle Ceres, déesse de la nature. Mais tous les deux s’oppose à la mauvaise Malécia qui les métamorphose à l’aide de ses sombres pouvoirs. La belle Ceres se change en chaîne gigantesque dans lequel Malécia enfonce une épine de métal d’où coule de la sève et du sang pour la faire souffrir éternellement alors qu’Attis prends la forme d’un cerf, condamné à rester auprès de sa bien aimée. Bien entendu, il va y avoir plusieurs quêtes pour les aider mais je n’en dis pas plus. J’aime vraiment beaucoup cette histoire…En même temps quel amateur de culture celtique ne serait pas satisfait d’un chaine et d’un cerf ??

Hopeless by Ellagne