[Game] Loubardpolis, ou l’épopée de Full Throttle

Retour vers le passé

Edit : J’ai écris cet article en 2014 mais mine de crayon, j’ai l’amour pour lui. Et comme je l’ai souvent écrit : my twisted mind > my sky > my rules bitches. Il y a deux ans, je n’avais pas de console et mon pc subissait sa lente descente vers le purgatoire. Mon concept était simple : j’adorais les jeux vidéo autant que j’avais deux petites bites pour appuyer sur la manette. Résultat : j’étais d’une nullité indescriptible. C’est comme ça que je me suis réapproprié No Pain, No Game. D’autres l’avaient fait avant moi, je n’ai pas inventé l’eau chaude et ferme ta bouche. Pour jouer, il faut souffrir. Et c’est toujours plus plaisant d’aller jusqu’au bout de quelque chose de douloureux!

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En écrivant un peu les articles pour No Pain No Game j’ai eu quelques flashbacks et j’ai décidé de ressortir un peu mes vieux jeux rétro sur PC qui ont bercé mon enfance. Enfin disons surtout que j’essaie de me souvenir des jeux auxquels mon frangin jouait quand on était petit, sur Windows 99 et Xp. L’un qui m’a le plus marqué est Full Throttle ce qui signifie “A plein régime” (Et oui c’est beau la langue française). Il est produit par LucasArt en 1995. On y incarne Ben, un loubard mal rasé, chef d’un gang de motards, les Polecats, qui se fait passer à tabac après avoir refusé un contrat suspect avec un homme d’affaire à qui on reconnait fort volontiers un petit air de famille avec Sylvester Stallone. Lorsqu’il reprend connaissance, dans une benne à ordure (c’est mieux), il se rend vite compte qu’il trempe dans une affaire louche, accusé du meurtre du patron de la dernière firme de fabriquant de motocyclette. Il va donc falloir mener l’enquête pour retrouver le reste du gang, mettre les méchants en prison, casser quelques os et faire triompher la lumière se reflétant avec amour sur le pot d’échappement!

Je ne vais pas vous dévoiler toute l’histoire. Encore une fois si vous voulez lire ce genre d’article bien ficelé c’est tout à fait possible mais je ne sais pas écrire ce genre de poste, donc prends une licorne par les fesses. Dans mes souvenirs Full Throttle était un jeu vraiment sympa. Je m’imaginais alors que toutes les personnes qui possédaient une moto finissaient par fracasser les jambes des voisins à coup de pied de biche. Bref une bonne leçon de virilité de cuir et de clous.

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Donc Full Throttle … qui est à mon sens le meilleur jeu de LucasArt … (Pour la petite histoire j’avais trois ans quand il est sorti donc évidemment j’ai du faire tous les jeux de LA, obviously #komenjmelapète) est un Point & Click proposant quatre interactions : toucher, kicker, regarder ou parler/lécher. Oui, lécher. Il y a donc pas mal de possibilités d’actions. Dans le même esprit, il est possible de choisir différentes répliques. Le tout bourré d’un humour de motard terrible. En digne père spirituel de Sons of Anarchy, le jeu pullule d’action d’une violence assez poussée. On ne lésine pas sur le sang et les coups de point américain. Bref on ne s’ennuie pas et on dévient le disciple d’une véritable philosophie motarde. Pour jouer sur les clichés on pourrait imaginer les personnages perdus au milieu du Texas ou du Nevada, des motards quoi. Comme le chauffeur de poids lourd au bar qui s’amuse à planter son couteau entre ces doigts jusqu’à se faire bobo (j’ai toujours rêvé de faire ça) ou encore Quohog, le gérant et son anneau dans le nez.

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Mais Full Throttle ne serait pas à plein régime à fond les ballons sans Maureen, la mécanicienne super sexy ouvrez les fenêtre j’ai chaud. Et bien déjà petite j’étais assez épatée par ce personnage, aussi badass que n’importe quel autre motard. Avec son rouge à lèvre éclatant et son tattoo sur l’épaule, Maureen est une femme qui sait ce qu’elle veut et qui n’a pas peur de frapper là où ça fait mal. Une femme dans un monde de motard ça fait rêver, d’autant plus qu’elle se débrouille bien sur une Corley Motors avec son blouson en cuir et ses cheveux au vent. Je l’aime. Je la veux.

LucasArt se permet évidemment des références fort sympathiques à Star Wars, et il a bien raison, car elles ne sont pas de trop (de toute façon, c’est tout à eux donc bon) ! Le fameux « vous êtes mon seul espoir » ou plus visuellement des tatouages du symbole de l’Empire Galactique. Le mélange des licences est toujours agréable. Je l’aime.

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A l’époque, en 95 donc, on constatait volontiers avoir à faire à un très bon jeu mais on reprochait sa durée de vie limitée et des intrigues parfois trop simples puisque le curseur changeait de couleur pour indiquer les interactions possibles. Bon en vrai, tout n’était pas toujours clair comme de l’eau de roche et certaines énigmes demandent du temps pour être résolues correctement. Une petite après midi en cours de droit du travail suffiront amplement. Et oui c’est triste mais ça n’en reste pas moins une bien belle aventure avec une des fin les plus badass de l’histoire du jeu vidéo.

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