Frères Ennemis

Plaisir et Douleur vont de paire. Tout comme la haine et l’amour sont sœurs, ces deux là sont de la même portée. Quoi de plus simple que de comprendre l’un par l’autre. La douleur peut être si intense qu’elle entraîne dans les landes de l’extase, comme un voyage en direction du septième ciel. Le plaisir peut être si délectable qu’il enfonce quiconque y goûte dans les tréfonds de l’enfer. La délicieuse douleur. L’horrifiant plaisir. Le masochisme n’est pas un chemin de vie si particulier à saisir. Ce sont des camés, dépendants de cette précieuse sensation qui rappelle non sans violence combien la vie sait être intense. Les amants dans la nuit partagent le plaisir que procure ce mal. Les mains dansent, les corps se cambrent, se tordent et retombent, le cœur à vif, exaltant de vie, hurlant d’amour. Regardez là-bas, toute candide elle l’a aimé à bout de force pendant qu’il s’en aller sans s’en soucier. Et ce tendre amour, bien trop fort, lui a entaillé les poignets et l’enfant impuissante se vide du nectar qui la maintient en vie. Le plaisir amène vers la douleur. Et le temps coule fatalement entre nos doigts. Et les souvenirs se tarissent. À la fin, il ne reste plus grand chose. On ne comprend plus. On arrive plus à comprendre ou plutôt on ne veut plus comprendre. Douleur et plaisir sont frères. Ils sont liés puisqu’ils vont de paire. Mais pour rien au monde je voudrais échapper à l’un si l’autre m’était enlevé. Laissez moi connaître et savourer les plaisirs, laissez moi souffrir jusqu’à en crever. La vie est faite ainsi.

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