Here my United States

Ça faisait quelques jours que je voulais absolument écrire un article et comme je suis particulièrement égocentrique je me disais que je pourrais toujours écrire un peu sur ma divine personne. Pourtant à chaque fois que je finissais par me mettre d’accord sur un sujet, j’arrivais à me persuader dans les dix-sept secondes suivantes que ce n’était pas une si bonne idée. Et comme je ne fais pas ce genre de chose à moitié, des tas de pensées affluaient dans mon esprit telles les passagers du RER B un lundi matin à Châtelet. Bref non seulement mes idées étaient minables, mon style affreusement médiocres, et de toute façon qui lit mon blog, et de toute façon de quel droit j’imagine ma vie intéressante…. Nous avons tous nos démons. Le plus dangereux des miens n’est autre que moi même. Et c’est là qu’une voie se fit entendre “Eureka! Mais bien sûr!” J’ai donc décidé de vous parler de ce qu’il se passe dans ma tête. Bon je ne sais pas encore où tout ça va nous mener, mais pour moi en tout cas ce sera un très bon exercice de rétrospective ! Cogito ergo sum ma gueule!

Mon problème, est il n’est pas des moindres, c’est que j’ai un peu trop creusé dans ma tête, un peu comme les nains d’Erebor sauf que moi je n’ai pas trouvé l’Arkenstone, ce gros cailloux brillant qui fait tourner la tête, mais je suis quand même bien secouer du ciboulot. C’est pas comme si j’avais choisit. C’est pas comme si je n’avais jamais tout fait pour repousser les limites non plus. Bienvenue dans le paradoxe qu’est ma vie, la torture de mon esprit. Ca donne envie n’est-ce pas? Avouez ça donne envie!! A priori je n’ai aucun désordre. J’entends par là, par avis médical. Aucune psychose chelou ou même une petite névrose quelque part. Non rien, aux yeux démoniaques de la médecine je suis tout ce qui se fait de plus basique et je dois donc me contenter de ce surplus de normalité pour gérer les aléas de mon cerveau.

Etre dans ma tête qu’est ce que c’est ? Etre dans ma tête c’est subir des sautes d’humeur qui vont de moins mille à plus deux milles. Etre dans ma tête c’est tout subir à deux cent degrés. C’est vrai ! Pourquoi ressentir les choses à moitié? Si je dois être triste je veux sentir le monde s’écrouler à mes pieds. Si je dois être heureuse, je veux pouvoir déplacer des montagnes ou courir sur l’eau! Etre dans ma tête, Dieu vous en garde, c’est aussi subir les caprices de mon corps sans avoir rien demandé. Je m’explique : actuellement par exemple je n’arrive ni à manger correctement et encore moins à dormir mais je suis tout le temps affamée et fatiguée… Cherchez l’erreur. Hashtag jaidesproblemes !! Nous sommes seize à coexister dans l’espace restreint de mon cervelet donc évidemment à des moments ça craque. Je soupçonne les autres de se disputer sur la couleur du papier toilette … Honnêtement je ne vois pas d’autres explications. Ma vie est plutôt pas mal en ce moment. Je dirais même que sur l’échelle du bonheur j’ai atteint un niveau plus que satisfaisant. I do not understand …

Si je dois faire un peu la liste du putain de freak show qui se passe à l’étage je dirais que ça donne ce genre de portrait. Nous sommes dans le Bronx au début de l’automne (et oui les séries américaines me formater et j’t’enmeeeerde) … Nous sommes dans le Bronx au début de l’automne disais-je. Nous avons ramasser des canapés en cuir défoncés dans la rue … Mais mis à part ça tout est d’une propreté à damner Monsieur Propre (Oui, mes blagues de merde aussi t’enmerde!). Et nous sommes tous là affalés, à écouter de la musique complétement perchées et à manger de la pizza froide (best food ever!). Mais en plus de la musique, tout le monde parle en même temps … Le grand renoi parle de son dernier casse (oui paye tes stéréotypes même dans mon cerveau) pendant que les deux lesbiennes se roulent des pelles. Elles en profitent puisqu’une d’entre elles est agoraphobe et elle ne sort jamais de l’appart. La philosophe et la none sont en plein débat comme d’habitude. La petite dernière obsédée par tout ce qui dérange est en train de disséquer le hamster qui vient d’effectuer un vol plané depuis le sixième étage. La plus violente d’entre nous vient de mettre chaos celle qui rigole tout le temps. Elle n’en pouvait vraiment plus de toute cette joie “dans ce monde de merde” … Tu m’étonnes ! En attendant celle qui se plaint tout le temps essaie de changer la musique, elle n’est jamais satisfaite celle là! Elle essaie parce qu’il y a la geekette qui a déjà repris possession de son Précieux et elle dégomme des Seigneurs Jedis en ligne avec ses potes. A sa place je m’en approcherais pas… Il y a tellement de bruit et en même temps c’est tellement calme. La petite peureuse, celle qui n’ose même pas vous regarder dans les yeux quand elle vous parle, regarde la pluie tombée par la fenêtre. Elle est tellement calme que ça fait parfois froid dans le dos. Pas si loin d’elle, il y a notre petit prodige. On l’appelle comme ça parce que la pauvre a passé sa vie à s’entendre dire qu’elle ne ferait jamais rien de sa vie. Un jour elle a complétement craqué et on ne l’a plus jamais entendu depuis. C’est dommage, elle avait beaucoup d’humour. Les seules qui la comprennent vraiment ce sont l’écrivain et la musicienne. Mais c’est normal, quand on sait parler par l’art on peut entendre beaucoup plus que ce que les mots essaient de nous dire. La jolie brune sur l’accoudoir, c’est un vrai cœur d’artichaut. Elle pleurer beaucoup mais jamais pour rien dit-elle à chaque fois. A côté d’elle … et biiiien c’est difficile à dire. Nous l’appelons la chose. C’est une vraie sauvage. Si vous comptez bien il en manque en effet. C’est notre secret, mais il y en a qui ne sont encore jamais venu en même temps que les autres, du coup nous ne les connaissons pas encore… Et tout ce petit monde de folie vit dans ma tête. Et tout ce petit monde de folie qui vit dans ma tête, c’est moi. C’est ce qui fait que je suis moi. Alors oui, des fois, avec le bruit des conversations et des débats, avec la pluie qui tombe, les coeurs qui tapent tapent dans les poitrines, celles qui pleurent et celles qui rient, et bien oui, des fois je ne peux plus tout garder dans ma tête. Et moi aussi je deviens un freak show …
Welcome in the United States of my creepy mind.
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